23 mars 2008
Pétition pour le Tibet.....
(Photo "Ouest-France")
Après presque 50 ans de règne chinois, les tibétains lancent un appel mondial pour le changement.
Le régime chinois est en ce moment même en train de faire un choix crucial entre une répression encore plus dure et le dialogue.
Le Président Hu Jintao a besoin d'entendre que le "Made in China" et les Jeux Olympiques de Pékin n'auront le soutien des peuples du monde que s'il choisit le dialogue.
Mais il faudra une avalanche de pouvoir populaire mondial pour obtenir son attention.
Cliquez ci-dessous pour signer la pétition.
En seulement 3 jours, la campagne est déjà à mi-parcours de son but d'1 million de signatures!
http://www.avaaz.org/fr/tibet_end_the_violence/
20 mars 2008
France Tibet....
MANIFESTATION de soutien à la Résistance au Tibet
PARIS, vendredi 21 mars, de 15h à 19h45
Parvis des droits de l’homme au Trocadéro, Paris.
Place du Trocadéro.
Appel de la communauté tibétaine en France
http://www.tibet.fr/site/evenements.php
Appel à une manifestation pacifique des Tibétains et de tous les amis citoyens français en soutien aux Tibétains au Tibet pour leur dire que le monde extérieur est avec eux.
Le vendredi 21 mars 2008
de 15h à 19h 45 sur le parvis des droits de l'homme au Trocadéro, Paris.
Métro: Trocadéro
Depuis le lundi 10 mars 2008, partout au Tibet, des manifestations pacifiques tibétaines pour protester contre l'occupation chinoise ont démarré dans la capitale tibétaine à Lhassa à l'occasion de la commémoration du 49ème anniversaire du soulèvement des Tibétains contre l'invasion chinoise du Tibet le 10 mars 1959. A partir du 16 mars 2008, ces manifestations se sont propagées dans les comtés aux alentours de Lhassa: Phenpo, Médrugkungar, Naktchu, et dans la ville de Shigatsé etc…
Ces manifestations pacifiques tibétaines ont pour but d'exprimer les opinions politiques du peuple tibétain et de réclamer un dialogue entre les autorités chinoises et Sa Sainteté le Dalai Lama, afin de trouver une solution politique au problème du Tibet qui concerne la survie et le statut de six millions de Tibétains. Ces mouvements de la résistance pacifique tibétaine se sont propagés dans les autres provinces tibétaines: dans les différentes régions du Kham telle que Lithang, Karze et dans les régions suivantes de l'Amdo qui sont concernées par ce mouvement de protestation contre l'occupation chinoise du Tibet: à Lutsang, Labrang, Rebkong, Golok, Matchou, Lutchou et Zogé.
Le 16 mars 2008, des lycéens tibétains avec des moines et des civils tibétains de la Préfecture autonome de Ngawa ont manifesté en réclamant une indépendance tibétaine et le retour rapide du Dalai Lama au Tibet. Par ailleurs, cette région tibétaine est annexée à la province du Sichuan. Le bilan provisoire des morts est de treize personnes et d'une cinquantaine de blessés graves à Ngawa. Désormais les communautés intellectuelles tibétaines à leur tour ont commencé à dénoncer pacifiquement les répressions militaires contre les manifestants civils tibétains ainsi les trois cents étudiants tibétains ont entamés une grève de la faim pendant 24h dans l'enceinte du campus universitaire de Lanetou.
L'état actuel du bilan provisoire de ces manifestations est d'une centaine de morts et plusieurs centaines de personnes sont emprisonnées. Le reste de la population civile tibétaine est confinée dans une situation de terreur et de répression militaire arbitraire.
Lors de cette mobilisation citoyenne du 21 mars 2008, nous allons exprimer nos solidarités et notre soutien au peuple tibétain dans son combat pour la liberté, la justice et l'égalité.
Je vous invite à venir nous joindre avec des drapeaux et des bougies pour exprimer votre soutien à un Tibet tibétain, et libéré de l'occupation chinoise. Nous pouvons relayer le message de six millions de Tibétains du Tibet en révélant les vérités au Monde entier sur ce que subissent nos compatriotes tibétains depuis cinquante sept ans sous l'occupation chinoise.
Cet appel est lancé par le Bureau de la Communauté Tibétaine de France et ses amis.
Tibet martyre....
COMMUNIQUE DE PRESSE DE L'UNION BOUDDHISTE DE FRANCE :
L’union Bouddhiste de France qui représente la grande majorité des communautés bouddhistes vivant en France, suit avec une très grande inquiétude les évènements dramatiques qui se déroulent actuellement au Tibet et tout particulièrement dans sa capitale, Lhassa.
Elle ne peut que désapprouver fermement et totalement l’usage de la force contre la population civile et la communauté monastique tibétaine qui a déjà fait un nombre considérable de victimes.
Elle exhorte les autorités chinoises à la plus grande retenue et à la non violence dans le règlement de cette crise, sachant que le monde entier est le témoin consterné de ces exactions.
L’Union Bouddhiste de France appelle toutes les communautés bouddhistes de France ainsi que tous les sympathisants de cette religion non violente et bien sûr toutes les religions à se rejoindre dans la prière et la méditation pour qu’aboutisse le plus rapidement possible un règlement pacifique à cette crise.
L’UBF soutiendra sans ambiguïté toutes les actions et manifestations pacifiques qui pourront de près ou de loin aider à apaiser les souffrances du peuple tibétain et de sa communauté religieuse.
Enfin, l’UBF transmet à sa Sainteté le Dalaï Lama et sa communauté en exil, son soutien et sa compassion la plus grande dans cette nouvelle épreuve qui touche son peuple.
18 mars 2008
Le Toit du Monde....
JEUX OLYMPIQUES DE LA MATRAQUE
Le Toit du Monde est percé
La neige fout le camp de tous les côtés
Sur les tuiles d’or, vautours perchés
Trésors pillés, corps torturés
Tout ça pour l’uranium
Tu peux toujours crier
Tibet
Aux droits de l’homme
Le monde se tait
Le Toit du Monde est patraque
Jeux Olympiques de la Matraque
Lhassa, capitale de l’arnaque
Béton, drogue, putes, synthétiques yaks
Tout ça pour l’uranium
Tu peux toujours crier
Tibet
Aux droits de l’homme
Le monde se tait
Le Toit du Monde est aux abois
Têtes nucléaires à flanc de paroi
Nomades, pâture d’oiseaux de proie
Camps de travail, baston, pas de l’oie
Tout çà pour l’uranium
Tu peux toujours crier
Tibet
Aux droits de l’homme
Le monde se tait
Le Toit du Monde n’est pas foutu
Le ciel est resté bleu et nu
Couleur d’espoir à perte de vue
Laisse tomber l’uranium
Prends le soleil, écris dessus
Tibet !
Vivent les droits de l’homme !
Liberté pour le Tibet !
texte Irène Frain – photos François Frain
12 mars 2008
"la voyageuse de nuit" ....
Ma soeur m'avait conseillé de le lire dans un commentaire sur ce blog au mois d'octobre, mais malgré mes visites mensuelles à la médiathèque je n'arrivais jamais à y mettre la main dessus.
Quand j'ai réussi à le trouver, je suis restée un week end entier sans le lâcher. Et pour cause ..... cette histoire c'est un peu la notre et j'ai alors compris pourquoi ma petite soeur m'avait incité à le lire!
Ce récit de cet accompagnement de fin de vie de la mère par ses quatre filles, chacune ayant une vision différente de la mort et surtout de leur mère, est criant de vérité.
Chacune a sa propre vision de la famille, du clan matriarcal et au fil des pages on s'aperçoit que personne n'a eu la même mère tout en étant de la même famille!
Que savons nous de nos proches? Pas grand chose finalement, juste ce qu'ils veulent bien nous laisser entrevoir car entre les mensonges, les secrets et les non-dits, difficile d'y voir clair.
Et même pour nous qui avons brisé la chaîne du silence, on se demande parfois si un jour on aura le fin mot de l'histoire, la réponse à toutes nos interrogations.
La voyageuse de nuit
La fratrie se révèle lorsque la maladie rappelle, à la droite de la Mère, tous ses enfants dispersés. Ici la majuscule s’impose : Olga se substituait à ses quatre filles, lorsque leur progéniture battait de l’aile. « Toujours prête à aider, elle ne perdait son temps ni en paroles tendres ni en fricassées de museau. » En revanche, elle n’était pas avare en phrases qui égratignent la confiance. Depuis qu’elle se sait perdue, elle « s’est fermé les yeux », en signe d’ultime rébellion. La course à l’amour filial est lancée. Qui sera le vilain petit canard ? La touchante Sonia, jonglant entre les médicaments et l’alcool ? Lisa, la ravissante dernière, si couvée qu’elle ne s’appartient plus ? Ou Véra, la seconde favorite ? Le tyran avait le coup de ciseaux habile. Tout le contraire de Katia, son aînée, si gauche mais si sensible qu’elle se révèle écrivain.
Redevenues petites filles, les soeurs quinquagénaires se jaugent, s’effleurent sans se comprendre. Aucune n’a eu la même mère. Et pour changer, leur père, le marin «pacha», a la tête ailleurs. Les formules claquent, impudiques parfois, pour contrecarrer la mort qui rôde dans ce service hospitalier aux murs rose gencive. Rarement on aura exploré avec tant de finesse la complexité des liens familiaux. Impossible de ne pas être secoué par ces pages entre le règlement de comptes et la déclaration d’amour : même adulte, on reste l’enfant de ses parents.
Figaro Madame







