09 janvier 2007
Le garçon et les clous .....
Aprés les nourritures terrestres et la Buchteln maison, réussie et appréciée par mes "copinautes testeuses", un petit conte plein de sagesse sur l’importance des amis et des relations avec nos prôches, car pour moi l'esprit et la façon dont nous avons de le contrôler a une trés grande importance!
J'aime beaucoup ces petits contes qui sous une apparence simple font passer des messages aux petits et aux grands...
J'ai toujours adoré en raconter à mes enfants, et en attendant d'avoir des petits enfants, et bien, je continue à m'entraîner sur mon blog....et puis ça permet de dire parfois certaines choses plus facilement, en douceur!
En tout cas j'aime beaucoup celui-ci:
C’est l’histoire d’un petit garçon qui avait mauvais caractère.
Son père lui donna un sac de clous et lui dit qu’à chaque fois qu’il perdrait patience, il devrait planter un clou derrière la clôture. Le premier jour, le jeune garçon planta 37 clous derrière la clôture.
Les semaines qui suivirent, à mesure qu’il apprenait à contrôler son humeur, il plantait de moins en moins de clous derrière la clôture... Il découvrit qu’il était plus facile de contrôler son humeur que d’aller planter des clous derrière la clôture...
Le jour vint où il contrôla son humeur toute la journée. Après en avoir informé son père, ce dernier lui suggéra de retirer un clou à chaque jour où il contrôlerait son humeur.
Les jours passèrent et le jeune homme pût finalement annoncer à son père qu’il ne restait plus aucun clou à retirer de la clôture. Son père le prit par la main et l’amena à la clôture.
Il lui dit : "Tu as travaillé fort, mon fils, mais regarde tous ces trous dans la clôture. Elle ne sera plus jamais la même. À chaque fois que tu perds patience, cela laisse des cicatrices exactement comme celles-ci.
Tu peux enfoncer un couteau dans un homme et le retirer, peu importe combien de fois tu lui diras être désolé, la cicatrice demeurera pour toujours.
Une offense verbale est aussi néfaste qu’une offense physique.
Les amis sont des joyaux précieux. Ils nous font rire et nous encouragent à réussir. Ils nous prêtent une oreille attentive, nous louangent et sont toujours prêts à nous ouvrir leur COEUR.
par Fondation bouddhiste Vihara Lemanique.
01 juin 2006
Conte Tibétain....
LE MIROIR…des apparences !
Un jour, un vieux paysan tibétain se rend à la ville pour vendre sa récolte. Content car il a fait de bonnes affaires, il se promène dans le marché, posant ses yeux de ci, de là.
Quel est donc cet étrange objet brillant qu’il n’a jamais vu… C’est un miroir, mais il ne le sait pas ! Il le place face à lui et voit ? son père ! Emu de n’être plus seul, il achète l’objet brillant et rentre chez lui.
Dans un coffre de sa chambre il dépose le miroir afin de voir le visage de son père quand la mélancolie l’empoigne.
Bien entendu, sa femme le surprend à ouvrir et à fermer le coffre les yeux brillants, et fort intriguée, un jour qu’il est aux champs, elle se rend dans la chambre, ouvre le coffre, se penche et voit ? … une femme dont la jeunesse est passée, les yeux grands ouverts de stupéfaction, la bouche ouverte sur un cri !
Verte de jalousie, elle accable son mari qui, le malheureux, invoque son père quand elle le somme de lui donner des explications quant à cette inconnue !
Une nonne passe par là, les entend se disputer et souhaitant les aider se penche à son tour sur le coffre avant de le refermer et de dire avec sérénité : « Il n’y a pas là de quoi vous quereller… c’est une nonne ! »
Conte raconté par Kalou Rinpoché lors de ses enseignements
(Patrick Lévy – Contes de sagesse)
Photo Olivier Föllmi
04 mai 2006
Le cimetiere des éléphants
Autrefois, le peuple des éléphants vivait au bord de la rivière Sankourou.
Il avait pour roi le puissant et sage Khoro.
Un jour, le petit tisserin se posa sur la défense de Khoro et lui raconta, tout effrayé :
"Hélas, puissant Khoro ! c'est terrible ! Une foule d'êtres noirs à deux pattes est arrivée dans notre pays. Ils possédent de drôles d'objets qui tuent. Ils s'étendent partout et dévastent tout sur leur passage. "
Khoro sourit :
"Je connais ces êtres. Ce sont les hommes. Ils sont petits et ne sont pas trés forts. Leurs armes ne peuvent pas transpercer l'épaisse peau des éléphants. "
Cependant, peu de temps aprés, Khoro cessa de sourire. Les hommes noirs n'étaient ni trés grands, ni trés forts, mais ils étaient nombreux.
Certes, leurs armes ne pouvaient transpercer l'épaisse peau des éléphants.
Toutefois, une flèche bien lancée pouvait tuer un éléphant si elle le frappait à l'oeil.
Les hommes brûlaient les forêts pour en faire des champs.
En outre, une terrible sécheresse éprouvait le pays.
Les éléphants se trouvèrent aux abois.
Ils mouraient de faim et par les armes des hommes noirs.
C'est alors que le puissant Roi des Eléphants rassembla ses sujets et leur dit :
"Cette terre n'est plus bénie des dieux. La famine et les hommes noirs nous font souffrir. Nous devons partir d'ici. Nous irons vers le soleil couchant. Notre route sera droite, comme l'était jusqu'à présent notre vie. Nous passerons sur tout ce qui se trouvera sur notre chemin, que ce soient les marécages ou les hommes noirs. Nous sommes peut-être un petit peuple, mais chacun de nous est plus fort que dix fois dix singes. Nous atteindrons notre but.
Il n'en reste pas moins que ce pays a toujours été notre terre. Aussi, nous y reviendrons quelques jours chaque année, le premier mois qui suit la saison des pluies. Ainsi, nos enfants la connaîtront, les vieux et les malades pourront y vivre leurs derniers instants. "
Ainsi parla le puissant Khoro, et il en fut comme il dit.
Le passage des éléphants ressembla à celui d'une tornade : les arbres furent arrachés, les champs piétinés, les villages détruits.
Beaucoup d'hommes périrent. La force des éléphants était effrayante.
Cela s'est passé, il y a longtemps, trés longtemps, mais chaque année, les éléphants continuent à emprunter le même chemin pour montrer leur ancienne patrie à leurs petits et pour que les vieux puissent y mourir.
Depuis ce temps, on ne trouve plus de cadavres d'éléphants dans la forêt car ceux-ci vont mourir sur les bords de la riviére Sankourou. Là se trouve leur cimetière bien que personne ne sache l'endroit exact.
19 avril 2006
Conte Africain
Jadis, les animaux n'avaient pas de queue. Le cheval ne pouvait pas chasser les mouches, l'écureuil sans queue avait du mal à sauter de branche en branche, le renard était bien moins beau et ne parlons pas du lion !
Le sage roi des animaux, le lion, prit la décision de remédier à cette situation. Il réfléchit pendant longtemps à la façon dont il allait s'y prendre et à la fin, il fit appeler le renard pour lui demander conseil.
"Tous les animaux ne peuvent pas avoir la même queue ", estima le renard.
"Je sais cela, moi aussi ", répondit le lion. "Mais comment départager les animaux sans se montrer injuste ? "
Le renard réfléchit un instant, puis déclara :
"C'est simple. Ceux qui arriveront les premiers recevront les plus belles queues. "
Le lion acquiesça :
"C'est une excellente idée. Cours vite dans la forêt et préviens tous les animaux qu'ils doivent se présenter à midi, au bord du ruisseau, pour la distribution des queues. "
Le renard transmit le message et courut vite vers le ruisseau pour arriver le premier. Il fut suivi de prés par le cheval, l'écureuil, le chat et le chien qui arrivent toujours les premiers quand on distribue quelque chose. Vinrent ensuite les autres animaux : l'éléphant, le cochon et le lièvre se présentérent les derniers.
Lorsque tous les animaux furent réunis dans la clairière, le lion se mit à distribuer les queues. Il se servit d'abord lui-même : ce fut une superbe queue, longue et dorée, terminée par un plumeau. Ensuite, le lion attribua de trés belles queues bien touffues au renard et à l'écureuil. Le cheval opta pour une magnifique queue en crin. Le chien et le chat reçurent encore des queues fort présentables, mais les animaux qui arrivérent les derniers, se trouvèrent bien démunis. L'éléphant eut une maigre cordelette avec quelques soies au bout. Il en fut si navré qu'il en porte aujourd'hui encore la trompe basse. La queue du cochon était fine comme un ver de terre. Il la fit boucler pour la rendre plus jolie. Le pauvre lièvre resta sans queue. Le chien et le chat commencèrent à se disputer pour savoir lequel d'entre eux avait la plus belle queue. A la fin, le chien attrapa le chat et lui arracha d'un coup de dents l'extrémité de la queue. Le chat s'enfuit dans l'arbre et depuis ce jour, il préfère se sauver devant le chien. Le lièvre ramassa le bout de la queue du chat et le colla sur son derriére. Ceci explique pourquoi la queue des lièvres est si petite.








